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Structures & Signaux : la tokenisation

La tokenisation n’est pas une innovation, c'est la nouvelle infrastructure financière.

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nov. 13, 2025
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Bienvenue dans Structures & Signaux, la série qui analyse les dynamiques du Web3

Nous suivons les signaux faibles, les évolutions d’infrastructure et les arbitrages réglementaires qui (re)configurent l’écosystème Web3 et pour comprendre l’évolution de l’écosystème.

Chaque note est pensée comme un instrument de décision : claire, structurée, mobilisable.


1. Contexte

IOSCO vient de publier son rapport final sur la Tokenization of Financial Assets (novembre 2025).

Constat : l’adoption commerciale reste limitée, très loin des narratifs “tout sera tokenisé” mais l’intérêt institutionnel augmente, surtout sur l’obligataire et les MMF.

Le rapport confirme une approche technology-neutral : mêmes principes, mêmes risques, mêmes règles mais néanmoins avec des vulnérabilités spécifiques au DLT (cyber, clés privées, bugs de smart contracts, fragmentation de liquidité).

Pour l’Europe, cela s’emboîte directement avec MiCA, TFR, RGPD et la future AMLA : la tokenisation est traitée comme continuité de la finance régulée, pas comme exception crypto.

Le questionnement n’est pas de savoir “si” la tokenisation se généralisera mais sur quelle infrastructure elle opérera demain.

2. Signaux faibles

Signal 1

Les premiers flux massifs ne viennent pas du retail mais du collatéral institutionnel : intraday repos tokenisés, MMFs utilisés comme “settlement layer”, obligations natives intégrées dans les CSD.

Les MMF tokenisés (BlackRock, Franklin Templeton, Ondo Finance) attirent plusieurs milliards et commencent à être utilisés comme réserves de stablecoins et collatéral pour transactions crypto. Cela crée un pont direct entre marchés régulés et “crypto-marchés”, avec possibilité de propagation et donc aussi un nouveau terrain de jeu pour les acteurs.

Signal 2

Dans la plupart des cas, la chaîne de valeur reste très proche du modèle traditionnel : même émetteurs, mêmes agents, mêmes CSD ; le DLT joue le rôle de nouveau support de registre, pas de révolution de marché.
Souvent, le registre “off-chain” reste la source légale officielle, le registre on-chain étant un miroir opérationnel — ce qui neutralise une partie de la promesse de “single source of truth”.

👉 Le marché montre que le premier use case massivement adopté est l’optimisation du capital, pas la désintermédiation.

3. Pourquoi cela change tout

La tokenisation ne crée pas un nouveau marché ; elle recompose les couches de la finance : émission, registre, règlement, collatéral.

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